Avec la présence de 650 délégués représentant 99 régions et une trentaine d’autres niveaux de gouvernance décentralisée, soit 59 nationalités représentées dont 37 hors Europe, le Sommet de Saint-Malo du Network of Regional Governments for Sustainable Development (nrg4sd) aura rencontré un succès dépassant les espérances des organisateurs. Tous les continents de la planète étaient représentés. Le Sommet de Saint-Malo aura également été marqué par la participation du système des Nations-Unies (PNUD et PNUE), du Fonds pour l'Environnement Mondial, de l'Union européenne, de l'Agence européenne de l'environnement ou encore de l'Observatoire du Sahara et du Sahel.
Loin de se cantonner à des discours, les participants auront, durant ces deux jours, échangé leurs expériences (33 expériences régionales exposées en séance plénière ou dans les ateliers), confronté leurs attentes, posé des jalons pour l’avenir. Cette ambiance studieuse et amicale est pour la Bretagne un sujet de vive satisfaction.

Ce succès se mesure également à l’aune des accords qui ont été signés. L’accord entre le PNUD et les régions signale le coup d’envoi d’un processus politique qui verra des régions du monde être associées plus étroitement à l’action globale contre le changement climatique. Une association d’autant plus urgente que les émissions de gaz à effet de serre continuent à un rythme soutenu et rendent vitale l’intégration de nouveaux niveaux de gouvernance.
Le sommet de Saint-Malo aura également été marqué par l’annonce de la création par le PNUD du centre mondial CLIMSAT qui fournira aux régions, à partir des applications de l'imagerie satellitaire, un ensemble de données numérisées ayant comme vocation de les assister dans la mise en œuvre de leur politique climatique et d'un développement durable de leur territoire.
Enfin les nouveaux co-présidents du nrg4sd, l'Etat de São-Paulo pour l’hémisphère Sud et la Bretagne pour l’hémisphère Nord, se félicitent de l’adhésion de nouvelles régions d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Par leur diversité et parfois par la gravité de leur exposition au réchauffement global, elles renforcent la représentativité du réseau et amènent la richesse de leur expérience. Elles rendent plus palpable la difficulté de la situation.
Le Sommet de Saint-Malo n’est toutefois pas une fin en soi mais bien le début d’un processus de prise de parole au plan mondial et d'une mise en lumière de la contribution opérationnelle et concrète des régions dans la lutte contre le réchauffement global.
Un long chemin reste à parcourir pour rendre opérationnels la plupart des plans régionaux de lutte contre le changement climatique et concrétiser les coopérations des régions du monde entre elles. Les régions, qui sont souvent en première ligne face aux événements climatiques extrêmes, devront demain faire preuve de créativité pour imaginer de nouvelles méthodes de gestion de leurs territoires, de nouvelles voies de développement, d’association des populations, de partenariat entre elles.
On le voit, le chantier est à la mesure des périls qui pèsent sur la planète et la Bretagne est fière et heureuse d’avoir contribué à y poser une des premières pierres. Que toutes les régions du monde réunissent leurs compétences afin que ce chantier aboutisse, dans l'intérêt de nos enfants et des générations à venir.
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• Présentations et interventions disponibles, Documents du Sommet
• Plus de 600 inscrits représentant 98 Régions et 59 Pays !, Liste des participants Détails
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